Willy the Dreamer – Anthony Browne

Willy the Dreamer, Anthony Browne.

Je connaissais le livre en français, le texte étant très simple je me suis lancée dans la version originale (pour moi parce que Petite Prune n’aime pas ne pas comprendre).

Je ne m’étends pas sur le grand Anthony Browne dont les livres sont si riches.

 

 

willy the dreamer

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Anton et la feuille – Ole Könnecke

Anton et la feuille, Ole Könnecke, Ecole des loisirs (2007).

Je ne connais pas bien les albums d’Anton. Celui ci est très sympa, nous l’avons lu cet automne.

Idées sous-jacentes : le chemin est plus intéressant que l’arrivée / le mieux est l’ennemi du bien.

Anton a fait un gros tas de feuilles, seule une feuille récalcitrante s’envole chaque fois qu’il tente de l’attraper. C’est l’occasion de rencontres avec d’autres et finalement, les 4 personnages sautent dans le tas de feuilles en tentant d’attraper cette ultime feuille. Tout le tas est défait.

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C’est l’heure du bain, petit lion – Taro Gomi,

C’est l’heure du bain, petit lion, Taro Gomi, 1979, Autrement (2009).

J’ai adoré ce livre tout simple ! Le petit lion enlève sa fourure… et devient un ourson habillé… qui enlève ses habits… mais ne va pas encore dans son bain, parce qu’il enlève encore sa fourure… et c’est un petit garçon, qui plonge dans le bain et ressort habillé de mousse, puis se déguise en fantôme sous sa serviette de bain.

A l’intérieur des couvertures, en début c’est donc un petit lion qui fait peur (à je ne sais plus qui : un chaton ?), et en fin cette fois c’est un petit fantôme.

Thèmes : déguisement, masques, rôles, cache-cache…

 

au bain petit lion

Les philo-fables pour vivre ensemble – Michel Piquemal

Les philo-fables pour vivre ensemble, Michel Piquemal, Albin Michel.

On n’a pas tout lu mais ce sont des textes courts qui sont vraiment bien. J’avais lu un commentaire sur Amazon qui disait que c’était difficle pour des élèves de CM1 ou CM2. Bon, nous on les lit tranquillement avec Petite Prune (5 ans) et il me semble que c’est abordable.

Un petit coup de coeur pour la fable où deux « étudiants » se disputent pour savoir si c’est une poule ou un coq. Le lendemain au lever du soleil, le volatile fait « cocorico », et l’un des étudiants conclut, buté : « tiens, je ne savais pas qu’une poule faisait cocorico ! ». On a beaucoup ri !

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L’enfant et la rivière – Henri Bosco

L’enfant et la rivière, Henri Bosco, 1945, Folio Gallimard.

En parlant de « livre de grand » (On a volé mon vélo !), nous lisons depuis quelques mois L’enfant et la rivière, que j’avais adoré enfant. La langue est vraiment riche et précise, cela avance lentement, mais je n’en reviens pas comme Petite Prune (5 ans) aime ce livre et me le réclame.

J’avoue que je ne fais pas honneur à la langue de Bosco, car je reformule à ma sauce certains passages (souvent je lis la phrase originale et reformule dans la foulée comme si c’était également écrit). Mais cette histoire est tellement belle et forte que je suis contente de la partager avec lui et je ne pense pas que je suis en train de déflorer quelque chose. J’espère qu’il lira lui-même ce livre, plus tard. Et je me dis qu’au contraire, tout l’imaginaire qui refluera lui permettra de tenir bon s’il rencontre  des difficultés liées au vocabulaire, aux tournures de phrases, au style ciselé, à la lenteur de l’écriture qui, me semble-t-il, ne sont plus tellement présents chez les auteurs de jeunesse actuels.

Voici la couverture de l’exemplaire que nous lisons. Acheté dans un vide-grenier par pure nostalgie ! (Je me félicite encore de mon achat). A l’intérieur, des croquis en noir et blancs annotés, par exemple : dessin de roseaux et le mot « roseau » griffonné le long de la tige.

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Voici la couverture de mon exemplaire personnel, qui doit traîner quelque part au fond d’un carton… Dans mon souvenir, il est recouvert de plastique transparent : cela a dû être une lecture d’école (primaire ? collège ?). Je ne me souviens pas qu’il y ait eu dans cette version des illustrations, mais peut-être que si.

 

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Une recherche internet m’indique qu’il a été écrit en 1945. Le thème est tellement intemporel, dans un univers qui semble suspendu… J’avais du mal à le situer dans le temps.

On a volé mon vélo ! Eric Simard

On a volé mon vélo ! Eric Simard, Mini-Syros.

Un livre « de grand ». Kévin vient de se faire voler son vélo pour la 2ème fois. La 1ère fois, l’assurance ne l’avait pas remboursé parce que le vol doit avoir lieu dans l’immeuble. Alors Kévin monte un stratagème pour faire croire que ce vol a eu lieu dans la cave de ses parents. Il s’embourbe dans son mensonge et voit que toutes les suspicions se dirigent vers les nouveaux voisins, étrangers de surcroît…

J’avais commencé la lecture avec Petite Prune et fini toute seule (c’est un polar, je voulais connaître la fin !) et j’avais finalement décidé de ne pas finir de lui lire parce que je ne voulais pas lui souffler des idées de racisme avant qu’il n’en ait !

Mais puisque, entre temps, Petite Prune m’a reparlé de ce qui se disait dans la cour de récré sur les étrangers, je me suis dit que je n’avais rien à escamoter… On a repris donc hier la lecture, pour l’instant on n’est pas encore arrivé au passage où le jeune Sélim est soupçonné et où l’on explique que c’est sans doute dû au fait qu’il vient d’Algérie.

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Ajout : On a terminé le livre. Je remarque juste que 2 éléments ne sont pas tout à fait d’aplomb dans cette histoire.

1/ Sélim est le seul à savoir que c’est Kévin qui a coupé le cadenas de la cave. Pourquoi ? Parce que justement, Sélim était lui aussi dans la cave. On n’explique pas pourquoi il était là lui aussi, et finalement on pourrait se dire : peut-être qu’il avait l’intention de voler, effectivement, le vélo de Kévin, mais qu’il n’en a pas eu l’occasion !

 

2/ Je ne me souviens plus du 2è point, je crois qu’il recoupe le 1er.

Comment la souris reçoit une pierre sur la tête et découvre le monde – Etienne Delessert,

Comment la souris reçoit une pierre sur la tête et découvre le monde, Etienne Delessert, 1971, Gallimard Jeunesse (2002).

La quatrième de couverture m’éclaire sur le côté vieillot du texte, long, très explicatif, d’une structure narrative peu dynamique : « Un livre réalisé par Etienne Delessert avec des enfants sous la direction du psychologue Jean Piaget ». 1971.

Je l’indique ici pour mémoire, même si je n’ai pas accroché.

La souris, sous terre, a 5 ans et devient un peu autonome, sous l’oeil bienveillant de ses parents qui sont là juste si elle a besoin (cf Piaget…) pour l’aider à construire sa propre chambre.  Elle creuse et, par accident, atteint le dehors : le jour, la lumière, elle qui ne voyait pas sous la terre. Elle découvre le soleil et ses effets (la lumière –> voir), l’alternance avec la nuit, l’existence du ciel, des nuages, des éclairs, de la pluie qui mouille et fait germer, de la fleur qui grandit, sent bon et dont l’ombre met de nouveau en évidence le soleil, la lune, les étoiles, etc…

Voyage initiatique pour la petite souris qui est sur le chemin de sa vie, où chaque jour sera peuplé de nouvelles découvertes…

A noter que les explications ne sont pas toujours scientifiques, comme pour la lune :

« Comment fais-tu pour redevenir ronde ? » « Un monsieur va me chercher l’autre moitié de lune. Il me refait tout entière ».

 

 

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